"Plus qu'aucune autre saison, j'aime en ces contrées l'hiver qui les dépouille et les purifie.
Une saison pour les anges, à condition d'oublier les fades images à quoi les religions en vieillissant les rabaissent (petites créatures roses, joufflues, ou fantômes sans nerf),
et de les imaginer tels qu'ils peuvent seulement être, s'ils sont :
puissances promptes et limpides, navettes aveuglantes éternellement occupées à tisser, au-delà de toute allégresse, l'étoffe de la lumière".
Je fais fi des usages et vous souhaite en ce 2 février, une merveilleuse année 2009.
Une pensée particulière pour Mischa qui m'a mis entre les mains ce beau livre de Philippe Jaccottet, Paysages avec figures absentes, dont sont extraites ces quelques lignes.
Je vous embrasse! Anne