Je suis sensible à ces instants fugaces et fuyants qui transforment un tout en son contraire. Ce moment précis où la nuit gobe le jour, où l'eau se fige en glace, où le fruit vert devient mûr... Quand l'hiver se dérobe et que dans le lit vide s'installe le printemps...
Demain, la déco d'hiver regagne ses cartons. Dans mon combat stérile contre le temps qui passe, je cède à nouveau un peu de terrain. Tant pis...Demain, c'est décidé, je brûle le vieil homme hiver et je salue le printemps pubère!
Pas tout à fait prête à laisser ces commères les couleurs entrer dans ma maison... J'ai bien vu le muscari lorgner mon cabas et les primevères confuses égayer les pelouses blêmes.Mais je tiens bon, et je le garde encore un peu chez moi cet hiver qui dure de moins en moins longtemps.
...à tous ceux qui me rendent visite...à ceux qui me laissent un message...à un "Esprit bohême" qui m'envoie quelques-uns de ses nombreux admirateurs...